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Herdenkingsreis Natzweiler 2010Dans la Fosse aux cendres, Thorbjorn Jagland (à g.) a déposé une gerbe avec Haakon Sorbye, rescapé norvégien du Struthof. (Photo DNA)

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Chaque année, au deuxième week-end de septembre, l'amicale des anciens déportés néerlandais, emmenée par Marjolijn de Loos, organise une cérémonie sur le site de l'ancien camp de concentration de Natzweiler.

Hier matin, au pied du Mémorial, ils étaient trois survivants hollandais du Struthof à être venus se recueillir à la mémoire de tous leurs camarades "Nacht und Nebel" disparus. Une importante délégation de près de 150 personnes les accompagnait. En plus de nombreux proches et familles de ces anciens détenus, et d'un détachement de militaires du Royaume, plusieurs dignitaires avaient aussi fait le déplacement : parmi eux, Ellen Berends, ambassadeur des Pays-Bas auprès du Parlement européen, ou encore le colonel Joep à Campo, attaché à la Défense pour les Pays-Bas en France.
Jagland Thorbjorn
avait également
tenu à être présent

Cette année, avec Haakon Sorbye, autre rescapé de l'enfer du Struthof, une présence norvégienne était également associée pour la première fois à la manifestation. Pour l'occasion, le secrétaire général du Conseil de l'Europe Thorbjorn Jagland, Norvégien lui-même, avait tenu à participer à la cérémonie à titre privé. Celle-ci a débuté par des dépôts de gerbes au pied du Mémorial. Puis le cortège a rejoint la Fosse située en bas du camp, où d'autres fleurs ont à nouveau été déposées. Instant très émouvant que celui où furent exécutés à la trompette les deux hymnes, ainsi que la lecture d'un poème suivie d'une prière. En tout, les nazis envoyèrent au Struthof 676 Hollandais et 579 Norvégiens. Ernst Sillem et Jaap van Mesdag en étaient. Deux amis d'enfance ayant grandi dans le petit village de Baarn, près d'Amsterdam.

Adolescents, Ernst et Jaap partageaient le même idéal de liberté, la même opposition à l'envahisseur allemand. Ils volèrent des munitions, inscrivirent des graffiti contre le Führer... (l'un de ces messages, « A bas Hitler, le bandit, l'assassin », écrit par Ernst dans son collège, est d'ailleurs visible au Mémorial). Ils tentèrent aussi, ensemble, de gagner le Royaume-Uni « pour servir dans l'armée régulière », explique Ernst. Une tentative avortée. « On a été pris sur la mer du Nord, dans un petit canot, avec un moteur de hors-bord. On n'est pas arrivé à rejoindre l'Angleterre à cause du temps ».

« De toute façon, ils mourront tous, ici »

Un an de captivité en Hollande, puis ils seront conduits en juillet 43 au KL Natzweiler. « En arrivant, le SS qui nous accompagnait a dit au commandant du camp : "Il y en a un de ceux-là qui doit mourir". Le commandant lui a répondu : « De toute façon, ils mourront tous, ici" ». Sinistre prophétie, qui pourtant ne se réalisa pas. Après un an et deux mois de détention, Ernst sera envoyé à Dachau, puis à Allach, un camp annexe. Deux semaines plus tard, c'est au tour de Jaap d'être transféré, également à Dachau. En Allemagne, tous deux contracteront le typhus. Et tous deux survivront, une fois de plus, à la maladie et aux mauvais traitements. Désormais, Ernst habite le sud de la France. Jaap, lui, vit toujours en Hollande. Mais hier, dans cette Fosse aux cendres et devant ce mur du Souvenir, ils étaient côte à côte. Dans ce même camp qui, à pareille époque il y a 66 ans, était évacué par les nazis. Pour les deux amis de Baarn, c'était alors un départ vers une mort qui leur semblait, une nouvelle fois, promise.

O.T.

© Dernières Nouvelles D'alsace, Dimanche 12 Septembre 2010. - Tous droits de reproduction réservés
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Herdenkingszuil in het kamp Natzweiler beneden. Tijdens de jaarlijkse herdenking in september staan de oud-Natzweilers hier bij de Nederlandse steen om hun gevallen kameraden te herdenken.

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Symbolische fakkelwacht waarbij de fakkel van de eerste generatie over wordt gedragen aan de tweede, derde en verdere generaties. Het (strijd)vuur moet blijven branden opdat dergelijke ellende niet meer mag gebeuren.